| Résumé |
‘Nature’ ici signifie l’ensemble du monde naturel tel qu’il est perçu, pensé et représenté dans les traditions chinoises. Habituellement, quand on pense à la nature dans la perspective chinoise, aussitôt vient à l’esprit une peinture où le sage, en accord avec le rythme de l’univers, est assis en contemplation dans un paysage de montagnes et de gorges animées par la présence de l’eau. Dans cette symbolique, le taoïste retrouvera le Dao (Voie), force universelle, qui donne continuellement forme à l’univers à partir du chaos primordial. Le bouddhiste distinguera deux aspects indissociables de la réalité (ou nature) : apparente et véritable (ou absolue). Le confucianiste cherchera un dao assimilé au Tian, Ciel ou mandat céleste, avec lequel l’individu doit être en harmonie pour être au service des hommes. La nature a deux visages, l’un relatif, l’autre absolu, dont la seule expression véritable réside dans la spontanéité.
Les intervenants présenteront ces trois traditions et tenteront de les confronter à la tradition occidentale. Après une introduction générale (21 novembre), les trois séances suivantes seront consacrées au confucianisme (28 novembre), au taoïsme (5 décembre) et au bouddhisme (12 décembre). La séance finale s’interrogera sur la manière dont ces conceptions chinoises de la nature croisent celles de la tradition occidentale. – Des textes en français seront fournis à l’avance ; aucune connaissance du chinois n’est requise.
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